Invité du journal de 20h00 sur la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), le mardi 24 mars 2026, le Directeur général de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC), Maître Freddy Yodi Shembo, a fait le point sur l’état d’avancement du programme sino-congolais et sur la mission d’audit en cours, lancée à la suite de la renégociation du contrat entre la République démocratique du Congo et ses partenaires chinois.

 

Au cours son intervention, le Directeur général de l’APCSC a affirmé que le programme sino-congolais continue de produire des résultats concrets, notamment dans le domaine des infrastructures.

« Le programme sino-congolais se porte bien. C’est un programme qui est à l’origine de plusieurs projets d’infrastructures. Ce sont des réalisations concrètes qui traduisent l’évolution du programme », a déclaré Freddy YodiShembo.

 

Un audit prévu dans l’avenant 5 du contrat

Revenant sur la mission d’audit lancée récemment, le Directeur général de l’APCSC a rappelé que cette initiative découle directement du processus de renégociation du contrat sino-congolais, mené entre 2023 et 2024, ayant abouti à la signature de l’avenant n°5.

Cet avenant prévoit notamment la réalisation d’un audit technique et financier du programme, ainsi que la certification des ressources minérales mises à la disposition de la joint-venture Sicomines.

 

« Il était difficile d’atteindre l’objectif d’un partenariat véritablement gagnant-gagnant sans disposer d’une évaluation objective de la situation. Les parties avaient parfois des appréciations divergentes, d’où la nécessité d’une photographie claire à travers des audits financiers, techniques et la certification des ressources », a-t-il expliqué.

 

Le Directeur général a précisé que les cabinets d’audit ont été contractualisés le 5 mars dernier et que la mission se trouve actuellement dans sa phase de lancement.


Un audit normal et conforme aux procédures

Interrogé sur le calendrier de cet audit, qui couvre la période allant de 2008 à ce jour, Freddy Yodi Shembo a rejeté toute idée d’acharnement contre le partenaire chinois, soulignant que cette démarche s’inscrit dans un cadre convenu entre les parties.

Il a indiqué que la mise en œuvre de l’audit a suivi toutes les procédures légales requises en matière de passation de marchés publics, avec l’implication des instances compétentes, notamment la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGMP), ainsi que les approbations nécessaires au niveau du Gouvernement.

« Cet audit n’est pas un acharnement. Il s’agit d’un mécanisme prévu dans le cadre du processus convenu entre les parties. Un marché public obéit à des procédures rigoureuses, et toutes les étapes ont été respectées avant la contractualisation », a-t-il précisé.

Il a également rappelé que le principe de l’audit avait été validé par les parties le 14 mars 2024, et que l’APCSC agit dans le cadre de son mandat de suivi des conventions.

 

Renforcer la transparence et la confiance

Dans son message final, le Directeur général de l’APCSC a insisté sur le fait que cette mission ne vise pas à remettre en cause le partenariat sino-congolais, mais plutôt à renforcer la transparence et la crédibilité du programme.

 

Selon Maître Freddy Yodi Shembo, un partenariat de cette envergure nécessite une évaluation objective afin de permettre aux parties de dialoguer sur la base de données vérifiées.

« Il ne s’agit nullement de remettre en cause le partenariat. Il s’agit de renforcer la transparence, de consolider la confiance et de permettre aux partenaires de dialoguer sur la base de données fiables. Ce que nous recherchons avant tout, c’est la transparence, et cette transparence passe par des audits rigoureux et une certification complète des ressources naturelles concernées. »

Le Directeur général a conclu en affirmant que cette démarche constitue un exercice normal de gouvernance dans la gestion des ressources naturelles et des partenariats stratégiques de la République démocratique du Congo.

 

EK